Maktar Tunisie

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maktar

Chef-lieu de délégation situé à 950 m d'altitude, ce bourg appart à une région sauvage d'élevage, ou les broussailles succèdent aux eucalyptus et aux pins d'Alep (5 000 habitants environ).

La ville est mal desservie: seuls Tunis, Le Kef et Kairouan lui sont reliées par autocar. Pour toutes les autres destinations, il faudra utiliser les services des louages.

La jolie route qui va de Siliana à Maktar permet de traverser riche région agricole et l'Oued Siliana, dont le ravinement spectaculaire; les campements nomades sont nombreux dans environs ou pâturages et troupeaux occupent la population est le cadre de la Maktar actuelle.

Maktar s'est construite sur les ruines de l'antique Mactaris romaine; celle ci, dispersées, donnent une excellente idée de l'importance passée de la ville qui dut être fondée vers le 1er siècle avant J .-C. par Une colonie libyco punique. Elle devait se romaniser dans le courant du IIe siècle de notre ère. Elle connut alors une période de prospérité et devint colonie en 180 par décision de Marc Aurèle. C'est au  III siècle qu'une période de décadence allait précéder l'installation "du christianisme, que les Byzantins, qui renforceront les fortifications, confirmeront.

Il faut compter au moins deux heures de visite tant les vestiges sont dispersés. Les bons marcheurs seront el leur affaire! Le site est ouvert de 9 h el 12 h puis de 14 h 30 à 18 h en été; en hiver il n'ouvre que de 14 h à 17 h 30. Il faut entrer par le musée où vous achèterez les billets.

Le musée et le jardin qui l'entoure permettent de découvrir divers objets recueillis au cours des fouilles: ex-voto néo puniques, stèles, lampes el huile, monnaies, inscriptions chrétiennes, etc. Mais sa visite sera davantage appréciée lorsqu'on aura parcouru le site.

Contournant le musée, on s'engagera sur la voie romaine qui gravit une colline; en contrebas, un petit amphithéâtre  laisse voir une arène encore bien conservée.

On se dirigera ensuite vers le forum, laissant de côté le temple de Hoter Miskar et la maison de Vénus dont il ne reste pas grand chose. Le forum, rectangulaire, au dallage presque intact, date du ne siècle; remarquez dans l'angle nord-est, le marché, autour d'une petite place carrée. L'arc de triomphe qui marque l'accès au forum porte encore la frise qui montre qu'il fut dédié el l'empereur Trajan, en 116; une tour byzantine lui fut accolée, le transformant ainsi en fort byzantin. Juste derrière, la basilique d'Hildeguns renferme plusieurs tombes byzantines (Ve siècle).

En continuant le chemin qui part vers le sud, on aboutit aux grand thermes du Sud, exceptionnellement bien conservés:

ils forment un rectangle de 85 m sur 45, et possèdent une frigidarium de belles dimensions, pavé de mosaÏque.

Il faut revenir au forum et tourner à gauche pour rejoindre une voie qui mène au second groupe de ruines: chemin faisant, on notera la mauvaise conservation du temple de Bacchus à droite, qui cache cependant une belle crypte vofitée sous son pronaos. Au croisement que l'on rencontre ensuite, on tournera à gauche afin de se diriger vers la Schola des Juvenes qui était, selon les archéologues, le siège de l'association des jeunes. C'est l'édifice le plus original de la ville: il était précédé d'une cour à péristyle au fond de laquelle se trouvait une abside. Transformé en basilique par les Byzantins, la Schola des Juvenes n'est plus aujourd'hui qu'un tas de ruines confuses ou il est bien difficile de reconnaître des thermes, situés à l'arrière, juste avant une nécropole qui renferme des tombes romaines et byzantines.

En revenant sur ses pas, on peut voir, à l'extrémité de la rue des Juvenes, au croisement de la voie, l'édifice Châtelain du nom de l'archéologue qui le découvrit en 1911; un peu plus loin, en continuant la rue, on arrive aux thermes du Nord, qui datent de l'époque byzantine. Par contre, si l'on tourne à gauche au croisement, on arrive bientôt aux thermes du Nord-Ouest, qui datent de la moitié du ne siècle après J.-C. Une basilique installée dans le frigidarium.

On ne quittera pas Maktar sans aller voir le mausolée qui se dresse au milieu de la végétation, en dehors du site propre dit, sur la gauche des thermes du Nord-Ouest. Et en sortant par le musée, on remarquera l'arc de triomphe de Bab el Ain,qui marquait jadis l'entrée de la ville antique.