Le kef Tunisie

VILLES


» BEJA
» BIZERTE
» BULLA REGIA
» CAP BON
» CARTHAGE
» CHOOT EL JERID
» DOUGGA
» DOUZ
» EL JEM
» ENFIDA
» GABES
» GAFSA
» GHOUMRASSEN
» HAIDRA
» HAMMAMET
» JERBA
» HOUMT SOUK
» KAIROUAN
» KASSERINE
» LES ILES KERKENNA
» LE KEF
» MAHDIA
» MAKTAR
» MATMATA
» MEDENINE
» METLAOUI
» MONASTIR
» NABEUL
» NEFTA
» SBEITLA
» SFAX
» SOUSSE
» TABARKA
» TATAOUINE
» TEBOURSOUK
» TESTOUR
» THUBURBO MAJUS
» TOZEUR
» TUNIS
» ZAGHOUAN
» ZARZIS

Partenaires

Voyage en Tunisie
Voyage en Turquie
Voyage en Grèce
Maroc Tourisme
Voyage Espagne
Azemmour
voyage Marrakech Maroc
Webmaster
 

LE KEF

Chef-lieu de gouvernorat, la ville s'élève à 800 mètres d'alto moyenne, au flanc du Dyr el Kef dont elle a tiré son nom (25 000 habitants environ).

Seule la route relie Le Kef aux autres agglomérations: des services d'autocar sont assurés avec Tunis et Jendouba assez régulièrement; pour les autres destinations, comme Téboursouk, Maktar ou Kasserine, les louages sont recommandés.

Les amateurs d'insolite auront plaisir à découvrir cette cité si peu fréquentée et pourtant bien digne d'intérêt. A l'écart des sentiers du grand tourisme, Le Kef constitue une excellente étape entre les villes antiques de Bulla Régia, Dougga, Maktar et Sbei'tla, et conserve elle-même une vieille ville authentique, quelques vestiges romains ~t byzantins, une ravissante mosquée et un musée d'Arts et de Traditions populaires non négligeable.

Connue dans l'Antiquité sous le nom de Sicca Veneria, on sait que la ville fut célèbre pour son temple dédié à la déesse phénicienne Astarté, ou l'on pratiquait la prostitution sacrée. Revanche de l'histoire, Sicca devait devenir le centre d'un évêché en 256 de notre ère, après être passée au rang de colonie sous Auguste; une importante communauté monastique s'y implanta au v" siècle, sous l'autorité de saint Augustin.

L'invasion arabe lui fit perdre sa prospérité, et on ne retrouve mention de la ville que beaucoup plus tard, à l'occasion du conflit qui opposa les dirigeants turcs d'Alger à ceux de Tunis. Elle prit alors un nouvel essor et se para de nouveaux édifices qui lui donnent aujourd'hui son caractère.

Il faut compter une demi-journée de visite si l'on veut convenablement ressentir l'atmosphère de la vieille ville. Peu d'hôtels peuvent recevoir les touristes, aussi il faudra prévoir de passer la nuit à Téboursouk ou à Jendouba, selon votre itinéraire..

Une belle promenade à pied à travers la ville ancienne vous fera faire le tour de toutes les curiosités; vous commencerez par vous rendre sur l'avenue Habib Bourguiba, ou se trouve le Syndicat d'Initiative. On est ici à l'intersection de la ville moderne, établie sous le protectorat français, et des vieux quartiers.

Du Syndicat d'Initiative, suivez une rue, quasi parallèle à l'avenue Bourguiba, qui mène au Dar el Kous : ces ruines d'une ilique chrétienne ont été restaurées et l'on peut admirer désormais les trois nefs à la double colonnade, le narthex et les linteaux des portes du mur de droite ornés de symboles chrétiens.

Dar el Kous, on monte tout droit en sortant par les ruelles ,pittoresques qui mènent à l'ancienne synagogue; plus haut, le mausolée d'Ali Turki mérite un coup d'œil, malgré son état d'abandon. En continuant vers la Kasba, arrêtez-vous à l’ancienne Grande Mosquée, qui est un bâtiment antique transformé en mosquée au VIII siècle et que l'on a restauré il y a de temps. Des manifestations s'y déroulent au moment du festival de Bou Makhlouf, chaque année en juillet.

Un peu plus haut se dresse la mosquée de Sidi Bou IIkhlouf, dont le minaret octogonal signale la présence. C'est que la confrérie des AÏssaouas, créée au Maroc au début du 1 siècle, établit son siège. A l'époque, ces pieux musulmans étaient connus pour leurs pratiques qui les portaient à manger des scorpions ou des plantes vénéneuses au cours des cérémonies. La qualité du décor intérieur étonne le visiteur: les stucs finement travaillés et les céramiques qui couvrent les murs sont toute beauté. Le tombeau de Sidi Bou Makhlouf, est toujours très vénéré par la population locale.

De la mosquée, on pourra se rendre à la Kasba, au sommet de laquelle on jouit d'une belle vue sur la ville; elle fut construite en 1679 par Mohammed Bey sur des vestiges arabobyzantins. De la Kasba, on se dirigera vers le musée régional des Arts et Traditions populaires, abrité dans les murs de l'ancienne zaouia de Sidi Ali Ben Aissa (visite tous les jours sauf le lundi , 9h30 à 16h30). Ce petit musée présente des collections de poterie, de costumes et bijoux relatives au nomadisme, au cavalier au cheval.

Vous terminerez votre promenade en rejoignant le palais présidentiel puis la zaouia des qadriya, fondée en 1834, sans grand intérêt, avant de revenir vers le Dar el Kous par un ensemble 4e ruelles tortueuses qui prêtent à la flânerie.