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Régions et paysages de la Tunisie

D’une superficie de 164 000 km 2, le territoire tunisien est bordé au nord et à l’est par la Méditerranée, à l’ouest par l’Algérie et au sud par la Libye. Malgré sa superficie réduite, la Tunisie est une terre de variété, ou les paysages évoluent des plaines fertiles du Nord aux zones sahariennes du grand Sud.

La Tunisie est un pays de faible relief (300 mètres en moyenne), mais une double chaîne de montagnes, l’Atlas tellien et l’Atlas saharien, converge vers le nord-est. Coupé au centre par une zone steppique, le pays est partagé entre le Nord, au climat méditerranéen, ou la Dorsale atteint son point culminant à 1554 m (jebel Chambi), et le Sud, ou se sont formés les grands lacs salés, les chotts, et les vertes oasis.

Le Tell

Cette région s’étend au nord de la Dorsale et se divise en Tell septentrional, composé des massifs de Kroumirie et des Mogod, en Tell oriental, ouvert sur la mer autour de Tunis, et en HautTell, plus élevé et situé entre la Dorsale et la plaine de la Mejerda.

Le Tell septentrional est le domaine des grandes forêts de chênes-lièges et de chênes verts et la pluviosité y est très abondante.

Mais c’est aussi ici que les plaines et bassins les plus fertiles donnent de belles récoltes de céréales.

Plus à l’est, le Tell oriental ressemble davantage à un ensemble de vergers ou l’on cultive la vigne, l’olivier et les agrumes.

De belles plages bordent ses côtes et son climat est tempéré par des pluies abondantes et régulières.

Le Haut-Tell est plus aride et les écarts de température y sont remarquables: les hauts sommets connaissent la neige en hiver mais les températures peuvent monter à 40° l’été. On y cultive les céréales sur les hautes plaines argilo marneuses et l’olivier un peu partout. Sur les terres plus difficiles, on se livre à l’élevage; pins d’Alep et maquis occupent les collines et les montagnes.

La steppe

Elle s’étend au sud de la Dorsale et se divise en Hautes Steppes et en Basses Steppes. Ces dernières dont l’altitude ne dépasse pas 200 mètres descendent vers le golfe d’Hammamet et le golfe de Gabès et se prêtent à la culture de l’olivier; le littoral appelé sahel est plus humide et la végétation y est plus méditerranéenne.

Quant aux Hautes Steppes de l’ouest, elles sont consacrées à l’élevage et à la culture de l’alfa. Ici commence le règne fugitif des oueds qui, secs en été, se gonflent d’eaux furieuses en automne et en hiver, dévastant tout sur leur passage.

Le Sud

La région des lacs salés, déjà perceptible dans le sud des Hautes Steppes, est le domaine du sel et du sable. Au sud de Gafsa, commence un paysage de désolation ou une végétation desséchée s’accroche bien difficilement à un sol jaunâtre composé de caillasses. A l’ouest apparaissent alors les chotts et puis bientôt les oasis avec leurs splendides palmeraies. Au sud-est, les dunes de sable du Nefzaoua précèdent les monts de Matmata, qui eux mêmes annoncent le désert. Le

Dahar, immense plateau du sud, sépare la zone du Grand Erg oriental à l’ouest de la plaine alluviale de la Jeffara. Ici commence le pays des ksours, là où les populations berbères sédentaires luttèrent contre les

Arabes nomades. C’est le royaume du caillou et des monts desséchés, ou la pluie se fait attendre…

Des bêtes…

La faune n’est pas particulièrement abondante, et on regrette le bon vieux temps où les légions romaines partaient à la chasse au léopard et au lion! C’est seulement dans le grand Sud que vous aurez peut-être la chance d’apercevoir une antilope et, un peu plus au nord, quelques gazelles. Le dromadaire reste le grand seigneur du désert, mais il est surtout domestiqué comme animal de trait ou bête de somme.

Dans le nord du pays, les monts de Kroumirie abritent encore quelques lynx et chats sauvages, beaucoup moins nombreux que les sangliers et cerfs qui sont, eux, encore chassés. Cailles et grives, canards, lièvres et perdrix: les chasseurs ne seront pas dépaysés, et les

Alsaciens non plus: les cigognes sont au rendez-vous, en haut des minarets des villes et villages de la vallée de la Mejerda.

Les troupeaux de chèvres et de moutons paissent tranquillement dans les vastes pâturages du Centre, et l’âne reste un moyen de transport couramment utilisé dans l’ensemble du pays.

La faune marine est abondante: les bars, daurades, mulets, mérous, raies, rougets, thons peuplent la mer; la côte de Tabarka est réputée pour ses langoustes et ses cigales de mer.

… et des plantes

Comme la plupart des régions de la côté méditerranéenne, la Tunisie a perdu son manteau forestier du fait du déboisement, lié à l’installation de la civilisation. Ce qu’il reste des forêts d’hier se reconnaît dans les monts de Kroumirie et Mogod, où le chêne-liège voisine la bruyère arborescente. On s’étonne presque de la profusion de la végétation, résultat d’une pluviométrie importante qui favorise la prolifération des espèces. Tabarka est, avec ses environs, un énorme producteur de liège.

C’est le pin d’Alep qui domine en revanche dans les massifs de la Dorsale. Au cap Bon, le décor change, et les arbres fruitiers donnent à la région l’aspect d’un immense verger: orangers, citronniers côtoient la vigne, le jasmin et les primeurs. C’est beaucoup plus au sud que l’olivier apparaît en larges bandes, ainsi que les eucalyptus importés d’Australie qui se balancent sous la brise, au bord des routes. Et puis soudain, on reconnaît le figuier de Barbarie utilisé comme clôture autour des champs et qui, en saison, ravit les gourmands par ses fruits sucrés.

Le palmier dattier, acteur principal du mystère des oasis et des mirages, est une véritable richesse nationale: il fait vivre la population du Sud en lui apportant des dattes superbes qui sont, pour une bonne part, exportées. Le palmier donne aussi de la fibre dont on tresse des cordes, des palmes dont on fabrique des paniers et sa sève qui sert à préparer une boisson – curieuse? – , le vin de palme.

Dans les oasis, d’autres arbres poussent à l’ombre du palmier: les pistachiers, les amandiers, et ainsi que de nombreuses cultures vivrières.

La steppe est de toutes les régions la moins favorisée: seuls les épineux, l’alfa, l’armoise arrivent à y subsister.

Les villages

Ils font partie intégrante du paysage: brûlés de soleil, ils se sont installés près d’un oued ou à côté d’une source. L’unique rue a pour centre la place du souk, que jouxte généralement la gare routière ou la station des louages. On vit ici au rythme de la terre, des semailles, de la transhumance, des moissons et des fêtes religieuses. Les paysans, les fellahs, se retrouvent les jours de grand marché pour vendre leur production et acheter quelques bêtes:un mouton, une chevrette, quelques poules. Et puis après le négoce, on va boire un café à la terrasse, près de la mairie, pour sceller un bon marchandage. Dans la rue, les gosses jouent mais les femmes sont invisibles. Parfois on en croise quelques-unes qui reviennent des champs. A l’unique boutique du village, on achète de tout, et le petit restaurant local n’a que du poulet à offrir à ses hôtes de passage. Un âne se fait entendre au loin et un tracteur, signe de richesse, revient du labour.

Le village, c’est la vie tunisienne à l’état brut mais c’est surtout une expérience à ne pas manquer. Et l’accueil y est si sympathique que parfois on a bien du mal à le quitter…

Quel voyage? Quel séjour?

La Tunisie, terre de contrastes et de douceur, peut répondre à toutes vos envies de vacances. Ici tout est possible: vous désirez du repos, du soleil et un bronzage en toute quiétude, la Tunisie vous offre ses kilomètres de plages et ses hôtels pourvus de tout le confort. Vous ne rêvez que de contact avec une autre civilisation: l’arrière-pays vous séduira par sa richesse en sites archéologiques, ses villages pittoresques et ses traditions. Vous êtes un fana de musées: les plus grandes villes tunisiennes vous ouvriront les portes des merveilles de

Carthage et de Rome. Si vous êtes sportif, vous pourrez exercer toutes sortes de sports allant de l’équitation à la plongée sous-marine…

Les grandes zones touristiques du pays vous aideront à faire votre choix:

Bizerte et la côte de Corail: la montagne et la mer s’y sont liées afin de rendre cette région encore plus attrayante. On pêche ici le corail, mais aussi le poisson dans des fonds sous-marins extrêmement poissonneux; un peu plus haut, dans les monts de Kroumirie, on organise de véritables «safaris» aux sangliers, d’octobre à février.

Tunis et ses environs: la capitale tunisienne allie l’animation d’une ville moderne au charme d’une ville millénaire. Dans sa banlieue, Carthage et Sidi Bou SaÏd sont les joyaux d’une côte splendide ou le dépaysement n’est qu’à deux heures de vol de l’Europe. Un simple week-end à «Sidi Bou» n’a absolument rien d’irréalisable!

Le cap Bon: implantées dans des vergers et jardins parfumes de fleurs de jasmins, d’orangers et de citronniers, les plus belles stations balnéaires sont concentrées dans ce petit paradis bordé de belles plages ou la mer est couleur d’émeraude. Kélibia, Nabeul et Hammamet ne sont, par ailleurs, qu’à quelques kilomètres des centres d’intérêt touristiques principaux: Thuburbo Majus, Zaghouan, Kairouan, etc.

Sousse et le Centre: la grande ville sainte de Kairouan ravira les amateurs d’authentique, et Sousse, hospitalière cité maritime, allie un littoral attrayant à des vestiges historiques de grande importance: El Jem, Mahdia, Monastir qui, pourvue d’un aéroport international, est à elle seule un centre de séjour riche en monuments historiques.

Jerba et Zarzis: Jerba offre un type de paysage unique dans le bassin méditerranéen, et ses plages sont fabuleuses. A côté, au milieu d’une oasis maritime, la charmante bourgade de Zarzis met à la disposition du vacancier une infrastructure hôtelière de premier ordre.

Le Sud: l’évasion et le dépaysement y sont assurés; ici; les circuits en tout-terrain sont affaire de professionnels qui vous emmèneront à la découverte du désert de pierre et des dunes de sable; vous découvrirez les villages berbères troglodytiques, les chotts et leurs mirages, et les oasis verdoyantes et même luxuriantes.

L’Ouest: non loin de la frontière algérienne, l’intérieur du pays offre ses sites archéologiques romains de première importance:Sbei’tla, Maktar, Dougga et Bulla Régia. On les visite à l’occasion d’un circuit qui fait toucher de près l’histoire, mais aussi la réalité tunisienne d’aujourd’hui: villages, plaines agricoles et olivaies, marchés traditionnels, travail dans les champs, etc…

Bien sur le choix d’une formule de voyage dépend du temps dont on dispose. Pour un circuit découverte par ses propres moyens, il faut compter une quizaine de jours pour visiter la plupart des grands sites.

La Tunisie est dotée d’un excellent système de transports locaux et il est très facile de voyager seul. Pour les plus pressés, le recours au circuit organisé sera nécessaire; en une dizaine de jours, n’importe quelle agence de voyage vous fera découvrir l’essentiel du pays. Quant aux séjours, ils sont tous calculés par semaine: 2 semaines en séjour est une durée convenable si l’on souhaite participer à quelques excursions et s’adonner à quelques sports. Quant aux week-ends, ils sont permis grâce aux vols directs qui desservent Tunis, Monastir,

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Jerba ou Tozeur en provenance de l’Europe: quoi de plus fou, mais de plus fantastique, que de se retrouver deux jours en pleine oasis lorsque l’Europe est recouverte de neige?